Accueil / Climatisation / Climatiseur: guide pour une utilisation correcte 10 règles pour économiser de l’argent.

La climatisation est une installation qui permet de réguler, modifier ou contrôler les conditions climatiques de votre logement. On en trouve souvent dans les bureaux ou même dans des maisons individuelles. Cependant, il faut noter que s’équiper de ce type de climatiseur n’est pas forcément la meilleure solution. En effet, ces appareils sont connus pour être très gourmands en énergie.

Afin d’affronter sereinement les étés chauds et humides ou tout simplement les périodes de chaleur, baisser la température intérieure de son logement est prioritaire. Les climatiseurs électriques offrent cette possibilité pour un prix plutôt abordable.

Une climatisation, c’est une installation qui traite l’air et qui permet de le rafraîchir, de le filtrer ainsi que de le réchauffer pour les modèles réversibles. Une climatisation fonctionne toujours de la même manière: elle filtre et transfert la chaleur. Dans un système de « clim » il y a toujours une unité extérieure (qui produit l’air froid et chaud) et une unité intérieure (qui diffuse l’air).

C’est l’élimination de la chaleur qui permet le rafraîchissement d’une pièce. Le processus est relativement simple: la chaleur est absorbée par le fluide réfrigérant qui circule à l’intérieur de l’unité intérieure. Le fluide donne sa chaleur à l’air extérieur et la boucle est bouclée. Lorsque ce n’est pas pour refroidir mais pour chauffer, le cycle de fonctionnement est alors inversé. C’est le même principe avec la pompe à chaleur air-air réversible, qui permet de refroidir et chauffer votre logement à moindre coûts.

Inconvénients liés à l’utilisation du climatiseur. 

Comme nous le faisons chaque année, nous essayons de nous défendre en faisant un usage imprudent du climatiseur.

Cependant, la fraîcheur obtenue pendant quelques instants grâce à l’utilisation peu scrupuleuse du climatiseur entraîne rapidement autant d’inconvénients.

Tout d’abord pour la santé: les symptômes de la grippe hors saison, l’inflammation des voies respiratoires et les douleurs articulaires sont fréquents.

Mais les effets négatifs touchent également le portefeuille, étant donné que ces derniers mois, le montant des factures d’électricité à payer a considérablement augmenté.

L’utilisation correcte du climatiseur permet de réaliser des économies. 

Pourtant, selon certaines estimations, une utilisation correcte de l’appareil ménager permettrait de réaliser une économie chiffrée de 5 à 7% du montant moyen facturé.

En outre, selon une estimation de l’Union européenne, la modification de certains comportements qui augmentent la demande d’efficacité énergétique, permettrait de réaliser des économies dans les dépenses globales des consommateurs de 5 à 20%.

Décalogue de l’ENEA pour une utilisation correcte du climatiseur. 

L’Agence nationale pour l’efficacité énergétique (ENEA) a élaboré un petit guide pour les consommateurs qui explique en 10 points comment utiliser correctement les équipements de climatisation et économiser l’énergie, en dépensant moins.

Quel est le conseil d’ENEA? 

  • Tout d’abord, l’ENEA vous rappelle toujours de faire attention à la classe énergétique lors de l’achat de l’appareil. Il doit être au moins de classe A ou supérieure.
  • Choisissez des climatiseurs équipés de la technologie à inverseur qui permettent de réaliser de plus grandes économies car ils vous permettent d’adapter la puissance au besoin réel et de réduire le nombre de mises en marche et d’arrêts.
  • Si vous devez acheter un appareil de climatisation, profitez des incitations en vigueur. Vous pouvez acheter une pompe à chaleur avec la déduction de 65% de l’Irpef. Vous pouvez également profiter des avantages du compte chaleur.
  • Placez l’appareil en haut du mur, car l’air froid a tendance à descendre et se mélange plus facilement à l’air chaud, qui a tendance à monter. De plus, ne le placez pas derrière des rideaux ou des meubles, qui peuvent entraver la diffusion de l’air frais.
  • Ne pas régler la température trop bas, mais simplement abaisser la température extérieure de quelques degrés. C’est souvent l’humidité de l’air qui vous fait ressentir une température plus élevée, c’est pourquoi vous devez également utiliser la fonction de déshumidification.
  • Chaque pièce devrait avoir son propre dispositif, même si cela s’ajoutera à la dépense initiale. En fait, utiliser un seul appareil pour plusieurs pièces signifie le pomper au maximum et aussi avoir des maladies quand on passe en dessous et qu’une température très basse est réglée.
  • Lorsque l’appareil fonctionne, ne laissez pas les portes et les fenêtres ouvertes pour éviter le gaspillage d’énergie.
  • Bien isoler les tuyaux du circuit de refroidissement exposés à l’extérieur de la maison directement aux rayons du soleil, car ils risquent d’être endommagés. Veillez à ce que l’unité extérieure du climatiseur soit protégée du soleil et des intempéries.
  • Apprenez à utiliser la fonction de minuterie pour programmer l’appareil, en particulier pendant la nuit, afin d’économiser de l’argent.
  • Effectuer périodiquement tous les travaux de nettoyage et d’entretien nécessaires. Les ventilateurs et les filtres doivent être nettoyés avant l’éclairage saisonnier, puis toutes les deux semaines, car c’est là que les moisissures et les bactéries se cachent. Si les filtres sont endommagés, remplacez-les. Vérifiez également périodiquement le circuit de gaz réfrigérant.

Les principaux types de climatisation. 

Plusieurs éléments sont à prendre en compte pour choisir la climatisation de sa maison. Pour une seule pièce, un système avec un seul bloc suffit. Au-delà, une version avec plusieurs modules s’impose. C’est d’autant plus vrai si vous voulez aussi chauffer en hiver. Ce type d’appareil, appelé split, se décline en plusieurs modèles. Il bénéficie globalement d’un bon rapport qualité et prix.

Le climatiseur mobile. 

Le climatiseur mobile est déplaçable sur roulettes, il nécessite le passage d’une gaine par une ouverture. À noter qu’il est plus bruyant que ses confrères.

Les climatiseurs muraux. 

Le climatiseur mural est le système le plus répandu. Il est fixé sur le mur et s’installe en hauteur. Son encombrement est réduit tout en restant assez esthétique.

La climatisation cassette. 

Enfin, la cassette (encastrée dans le plafond) est réservée aux salles de 3 m de haut minimum. En dessous, les personnes ressentiront le souffle, ce qui sera source d’inconfort. Ses émetteurs couvrent 60 à 70 m² de surface.

Les diverses variétés de climatisation: 

Monobloc. 

Le monobloc mobile est assez courant. Vous le dirigez dans les pièces du logement en fonction de vos besoins. Vous mettez l’évacuation dans l’entrebâillement d’un ouvrant, porte ou fenêtre. Compact, il est adapté aux petits volumes de 10 à 30 m².

Split

Le climatiseur split déplaçable comprend deux unités. La première s’installe à l’extérieur et la seconde dans la pièce à rafraîchir. Il convient aux salles plus grandes que le précédent.

Ces deux principes existent en version fixe. Le premier se présente alors sous forme de boîtier ou de radiateur sur le mur. Les seconds regroupent deux blocs reliés par une longue gaine.

Multi-split: 

La climatisation centralisée est multi-split. Le bloc de dehors alimente plusieurs diffuseurs, plafonniers ou muraux dans l’habitation. En mode intégré, ce dispositif se cache dans un plancher ou un plafond.

Dans tous les cas, ils fonctionnent sur le principe de la pompe à chaleur. Une telle installation restera efficace grâce à un bon entretien de la climatisation. Elle nécessitera également une maintenance annuelle pour conserver ses performances. Seul un professionnel certifié pourra effectuer cette dernière compte tenu des fluides utilisés.

Comment fonctionne un climatiseur split?

Le fonctionnement d’un climatiseur split se base sur un cycle thermodynamique composé de certains éléments, à savoir:

  • Un condenseur. 
  • Un compresseur.
  • Un évaporateur.
  • Un détendeur. 

Ces quatre éléments sont renfermés dans deux unités au minimum, l’une placée à l’intérieur de votre logement et l’autre à l’extérieur. L’évaporateur contenu dans l’unité intérieure de votre climatiseur split et capte la chaleur de l’air grâce à une batterie. Le ventilateur fait circuler l’air et refroidit la pièce. Le climatiseur contient également un fluide frigorigène captant et rejetant la chaleur à des températures variables.

Quel climatiseur split pour quel usage?

Vous avez le choix entre trois types de climatiseurs split pour rafraîchir les petites et moyennes pièces de votre habitation:

  • Climatiseur à console (semi-encastrable, à poser sur un mur ou au plafond). 
  • Climatiseur mural (discret et muni d’un volet de balayage automatique diffusant l’air de manière homogène). 
  • Climatiseur split mobile (déplaçable de pièce en pièce et affichant une capacité de rafraîchissement importante). 

Pour les grands espaces de votre intérieur, optez pour:

  • Un climatiseur gainable, un appareil discret et pourvu d’un système réversible. 
  • Un climatiseur à cassettes nécessitant un plafond de plus de 3 mètres de haut. 

Combien coûte un climatiseur split?

Démarrant à 1000 €, le tarif d’un climatiseur split dépend de trois critères: 

  • Le nombre d’unités (monosplit ou multisplits).
  • La puissance de l’appareil. 
  • Le design. 

Référez-vous aux prix indiqués ci-dessous pour avoir une idée précise du budget à prévoir:

  • Climatiseur monosplit: 1000 à 2000 €
  • Bi-split: entre 1600 et 3500 €
  • Tri-split: 2200 à 4000 €
  • Quadri-split: entre 3000 et 7000 €

Obligatoirement réalisée par un professionnel, la mise en service coûte entre 150 et 450€ en fonction du type de climatiseur choisi.

Différences entre pompe à chaleur et climatiseur réversible: le mode de fonctionnement

La pompe à chaleur et le climatiseur réversible fonctionnent différemment. La pompe à chaleur réversible ou PAC puise la chaleur qui circule à l’intérieur de l’habitation et la rejette à l’extérieur. Ainsi, les pièces du logement sont refroidies à l’aide d’un fluide frigorigène. Cet appareil est également capable de fonctionner dans le sens inverse.

Quant au climatiseur réversible, il prélève la chaleur présente à l’extérieur du logement à l’aide d’un condenseur, d’un compresseur et d’un évaporateur. Il réchauffe ensuite l’intérieur avec la chaleur prélevée. Sa principale fonction est toutefois de climatiser l’intérieur d’un habitat à l’aide d’un fluide frigorifique.

Les différences entre une pompe à chaleur et un climatiseur réversible: 

La pompe à chaleur réversible et le climatiseur réversible présentent quelques différences bien qu’ils soient capables de produire de l’air chaud et froid. Parmi elles figurent:

  • La consommation d’énergie: le climatiseur réversible consomme plus d’énergie que la pompe à chaleur réversible.
  • Le rendement: le climatiseur réversible est plus efficace qu’une PAC en matière de refroidissement. Cependant, sa capacité de chauffage est moins intéressante que celle d’une pompe à chaleur.
  • Le prix: la pompe à chaleur s’avère plus chère qu’un climatiseur réversible avec un tarif moyen de 5000 € et 8000 € contre 500 € et 6000 €.

Combien de pièces climatiser?

Les équipements de climatisation fixe, on exclura les appareils mobiles généralement peu performants, se présentent sous la forme de systèmes « split », soit une unité extérieure, chargée d’évacuer les calories, et une ou plusieurs unités intérieures pour rafraîchir la ou les pièces de vie. On utilisera un système monosplit (une unité extérieure associée à une seule unité intérieure) pour climatiser une seule pièce de manière indépendante. Tandis qu’un multisplit (une unité extérieure associée à des unités intérieures) assurera la climatisation de plusieurs pièces simultanément. Les fabricants mentionnent systématiquement le nombre maximal d’unités intérieures que peut alimenter une unité extérieure. Il est ainsi possible de décider du nombre de pièces à climatiser : uniquement le séjour, avec un monosplit:  si la superficie est importante, un multisplit avec deux unités intérieures: voire l’ensemble des pièces de vie, avec un monosplit pour chaque pièce, ou avec un ou plusieurs multisplit.

Quel est le système le plus simple à installer?

Sans conteste, les systèmes splits comprenant des unités murales ou des consoles en allège sont les plus simples à installer. Les systèmes dits « gainables » demandent plus de main d’œuvre, puisqu’il faut réaliser un faux plafond pour cacher le réseau de distribution d’air. C’est l’installation la plus discrète, puisque seules les grilles de reprise et de soufflage sont visibles. Elle est généralement réservée aux logements neufs ou aux opérations de rénovation lourde. Par ailleurs, le plénum (faux plafond) joue également le rôle d’isolant phonique. Jusqu’à présent, les unités murales pâtissaient d’une finition généralement très « plastique », de lignes plutôt grossières ainsi que de coloris blancs pas toujours du meilleur effet.

Certains fabricants proposent désormais des designs plus modernes, ainsi qu’un choix de couleurs plus étendu. Quant aux consoles, si elles sont peut-être plus discrètes, car positionnées près du sol, leur design évoquant celui de panneaux rayonnants électriques ne sera peut-être pas du goût de tous.

Économiser l’énergie. 

La consommation électrique s’optimise tout d’abord par le choix du matériel, en privilégiant les systèmes qui affichent les meilleurs rendements. Pour cela, il ne faut pas hésiter à demander à l’installateur de fournir l’étiquette énergie du produit. Ceux qui ne sont pas rebutés par la technique peuvent rechercher le SEER dans les spécifications des produits, unité extérieure et unités intérieures. Les systèmes split offrent un surcroît d’efficacité quand ils sont dotés de la technologie « inverter ». Celle-ci repose sur un système électronique embarqué qui permet au compresseur du groupe extérieur de fonctionner en évitant les à-coups, très consommateurs d’énergie, à l’image d’un moteur de voiture qui surconsomme du carburant lorsqu’il cale et qu’il faut remettre le contact.

Outre la performance intrinsèque des produits, des fonctionnalités de régulation apportent quelques économies supplémentaires. La plupart des systèmes proposent différentes vitesses de soufflage, correspondant à différents débits. Ainsi, en mode « nuit », les unités terminales peuvent fonctionner en petite vitesse. Les unités murales sont de plus en plus fréquemment dotées de détecteurs de présence, voire de luminosité, afin que la production de froid soit enclenchée uniquement lorsque les locaux sont occupés.

Quels progrès en matière d’ergonomie?

Si le pilotage des unités extérieures, à l’aide d’une télécommande infrarouge, pour déterminer la température de consigne, la vitesse de soufflage, la programmation des mises en marche/arrêt fait partie de la norme, le développement d’applications pour smartphones a également tendance à se généraliser. Elles élargissent le périmètre de pilotage des systèmes de climatisation, au même titre que les équipements de chauffage « connectés ». Grâce à une connexion Wi-Fi, les différents paramètres des unités intérieures sont accessibles depuis un serveur déporté sur le cloud, à condition, évidemment, de disposer d’une connexion internet à son domicile.

Comment éviter la sensation de douche froide?

La plupart des unités intérieures, à l’exception des consoles, intègrent des dispositifs qui sont censés assurer un minimum de confort à l’utilisateur, afin de lui éviter la fameuse sensation de douche froide. Ces dispositifs vont des systèmes à doubles clapets pour orienter le souffle dans deux directions différentes (soufflage direct ou indirect), au brassage d’air par balayage sur toute la hauteur de plafond, en passant par une mise à l’arrêt du système lorsque la température de consigne est atteinte dans la pièce.

Pour donner un ordre d’idée, un courant d’air crée une sensation d’inconfort à partir de vitesses supérieures à 0,25 m/s, sachant que l’air soufflé par certains gainables à débit nominal peut dépasser les 3 m/s. Quant à l’entretien, il faut nettoyer régulièrement les bouches de reprise et de soufflage des unités intérieures. Il faut changer les filtres tous les six mois pour une bonne qualité de l’air intérieur. Et il est conseillé de souscrire un contrat de maintenance pour que ce soit un professionnel titulaire d’une « attestation d’aptitude à la manipulation des fluides frigorigènes » qui vérifie l’installation, un sésame nécessaire pour s’assurer qu’il n’y a pas de fuite sur le réseau de canalisations ou pour une recharge de l’unité extérieure en fluide